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La classe inversée, une manière pertinente d’utiliser l’ENT

06/11/2017

La classe inversée fait de plus en plus d’adeptes chez les enseignants. De quoi s’agit-il ? Comment l’ENT favorise cette pratique ? Retour sur une approche qui bouscule les codes de l’enseignement traditionnel et facilite l’apprentissage des élèves.

Contrairement à la classe traditionnelle, la classe inversée consiste à transmettre les ressources théoriques aux élèves en amont du cours. Le temps libéré en classe est alors consacré aux activités plus complexes, au développement des notions difficiles ou à la réalisation de travaux en groupe. L’apprentissage, en autonomie, se veut actif et permet d’individualiser davantage les parcours pédagogiques.

Apparue en 2007 aux Etats-Unis, cette approche, qui repense l’éducation classique, connaît un succès grandissant. En France, 20 000 enseignants y auraient déjà recours, notamment grâce à l’arrivée, dans les établissements, de technologies comme L’Educ de Normandie. Selon, Héloise Dufour, présidente de l’association Inversons la classe, un million d’élèves auraient expérimenté cette nouvelle façon d’apprendre. Parmi eux, de jeunes collégiens de Normandie.

En Normandie, un (par)cours d’Arts Plastiques individualisé

C’est en cours d’Arts Plastiques, que Jean Noel, enseignant au collège Dumont D’Urville à Condé-en-Normandie, dans le Calvados, a commencé à expérimenter l’ENT dans le cadre d’une classe inversée. « Sur l’Educ de Normandie, j’ai trouvé des outils qui correspondaient beaucoup à la philosophie que je voulais déployer. C’est-à-dire pouvoir permettre aux élèves de ne pas tous aller à la même vitesse, de ne pas faire exactement la même chose en même temps. Bref, d’individualiser et d’accompagner chaque élève dans son parcours », nous explique-t-il.

Pour cela, Jean Noel a créé, dans l’ENT, le cours “Arts Plastiques cycle 4”. Vidéos, tutoriels et références artistiques y sont implémentés. Après avoir étudié les bases à la maison, les élèves se connectent, en classe, à l’outil “Devoir”, où l’enseignant a déposé une multitude d’exercices, répartis en quatre niveaux, à faire seul ou en groupe. En première année du cycle 4, les élèves de 5ème débutent donc par le niveau 1 et doivent rendre trois exercices de leur choix par trimestre. « À l’élève de construire son parcours artistique en autonomie ! C’est lui qui va choisir par quel sujet il souhaite commencer », précise le professeur. Et s’ils terminent le niveau 1 avant la fin de l’année, libre à eux de débuter le niveau 2 avant leur entrée en 4ème.

 

  • La classe inversée fait l’objet d’une semaine spéciale, la CLISE, où se déroulent des centaines d’événements éducatifs.

Gain de temps et co-construction des savoirs

À raison d’une heure par classe par semaine, Jean Noel a rapidement saisi les opportunités de la classe inversée. « Ça me permet de ne plus faire de cours magistral, d’être constamment soit dans l’accompagnement de l’élève dans son travail, soit dans l’évaluation de ses exercices », résume-t-il. Pour ce faire, il permet aux élèves de s’auto-évaluer, selon des critères définis d’avance dans l’outil “Compétences” de l’ENT. « Moi, à côté, je leur dis si je suis d’accord ou pas d’accord avec eux, et on en discute », précise-t-il. Pour Héloïse Dufour, cette transformation du rôle de l’enseignant est caractéristique de la classe inversée : « il n’est plus le sachant qui déverse son savoir, mais devient un véritable guide d’apprentissage. Il passe du face-à-face au côte à côte, permettant ainsi la mise en place d’une co-construction des savoirs ».

Selon la spécialiste, docteure en neurosciences, « la classe inversée est un modèle original qui permet, à partir de concepts pédagogiques anciens, de faciliter l’apprentissage des élèves. C’est également une manière pertinente d’utiliser les nouvelles technologies au service de la pédagogie ». Autre atout, le gain de temps. « J’ai pu dégager énormément de temps pour discuter avec mes élèves du travail qu’ils étaient en train d’effectuer », rapporte Jean Noel. « Et j’ai eu des degrés de conversation que je n’avais jamais eus jusque-là. Par exemple, une discussion très intéressante avec une élève de 3ème sur la symbolique du miroir », confie l’enseignant, content que ses élèves puissent aller bien plus loin dans leurs réflexions artistiques. « C’est très motivant, pour eux comme pour moi », conclut-il.

En savoir plus sur la classe inversée

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